Biographie

Originaire de l’Aveyron

Ce beau coin de France au riche terroir où l’on fabrique la saucisse et fait l’andouille, Yanik a commencé par entrer en fac de maths. Terminé, pour ne pas dire achevé, ce parcours, il délaisse Thalès et Pythagore et calcule rapidement que les sciences ne le mèneront pas là où il compte bien atterrir : sur scène.

La ligne la plus droite, c’est un Rodez-Paris. Monter à la capitale, comme on dit. Inévitables petits jobs quand on n’a pas la chance d’être né avec une cuillère en or dans la bouche et fin 1998, sa victoire à lui, six mois après celle des Bleus, c’est l’arrivée à Paname.

En 1999, il intègre le FIEALD

Le Festival International d’Expression Artistique Libre et Désordonnée, scène ouverte la plus ancienne de Paris que parraine l’inénarrable Gustave Parking. Yanik s’y gare pour trois ans. Le théâtre Trévise, haut lieu de l’humour parisien sera sa première « maison ».

Sous ses oripeaux festifs, ce formidable tremplin qui propulsa Dany Boon et quelques autres sera la meilleure des écoles, celle de la vie d’artiste.

2001, début du millénaire

Et début des grands débuts de Yanik en solo dans une autre institution de l’humour, le Carré blanc où un certain Jean Dujardin fit ses premières gammes. Deux ans plus tard, il écrit pour le futur oscarisé des épisodes de la désormais cultissime série « Un gars, une fille » ainsi que pour la délirante « Samantha oups ».

Après une belle programmation au Théâtre Déjazet, accompagné de sa bande de potes dans un spectacle culte intitulé “Au bout de la bande”, il franchit l’Atlantique et se pose à Montréal où il s’initie au stand-up nord américain. L’année suivante, fort de cet enrichissement, il écrit son deuxième spectacle. Le troisième arrivera deux ans plus tard.

Deux grands rendez-vous marquent la dernière année de la première décennie

Nottament avec l’enregistrement de l’émission « Les années Bonheur » sur France 2 animée par Patrick Sébastien et la mythique salle de l’Olympia aux côtés d’Anne Roumanoff. Puis son nouveau one man fait les beaux soirs du Trévise. « Ça n’engage que moi » est un concentré d’humour féroce où plane l’ombre de Coluche.

Puis c’est avec Didier Bourdon, le célèbre inconnu qu’il tourne en 2011 dans une comédie musicale qui sera diffusée sur Arte.

Après quelques semaines à New York, il écrit quelques sketches de l’excellente série « Scènes de ménage » où se sont succédées de très nombreuses pointures devant les caméras. Le format court l’occupera l’année suivante avec « Vestiaires » mais surtout « Nos chers voisins » où l’on retrouve entre autres l’irrésistible Firmine Richard (« Romuald et Juliette », « 8 femmes »)

Trois ans après « Ça n’engage que moi », enfin le nouveau spectacle

Un « Pfff » pour titre. Un panel savoureux de tout ce dont l’homme est capable en terme de muflerie chronique. Un show sans cesse dans le second degré, truffé de phrases assassines et de situations qui vont parfois très loin. Après un succès au festival d'Avignon en juillet 2013, Yanik part en tournée dans toute la France et joue dans une pièce dont il est l'auteur : "Ceci n'est pas une comédie romantique".